Le lait de vache

En janvier 2012, l’AFSSA publie un rapport sur les allergies alimentaires démontrant que le lait de vache est la 4ème cause d’allergie chez l’enfant. Les symptômes se manifestent lors des sevrages, parfois dès les 1ers biberons. Après diagnostic par un professionnel de santé, il est souvent nécessaire de remplacer les laits infantiles à base de lait de vache, y compris les laits hypoallergéniques, qui contiennent des fragments protéiques d’origine laitière.

Les allergies aux protéines de lait de vache

Selon les mois d’âge, le lait peut être responsable soit de problèmes d’allergies ou d’intolérances. L’allergie au lait est un problème immunitaire qui concerne plus particulièrement les protéines du lait de vache PLV, alors que l’intolérance est un problème enzymatique concernant la digestion du sucre du lait, le lactose.

Les allergies aux protéines de lait de vache sont très fréquentes chez le nourrisson et le jeune enfant et représentent 9% des allergies chez l’enfant de moins de 15 ans. En France, plus de 80 000 enfants seraient concernés mais leur nombre serait fortement croissant et sous-estimé. Elles impliquent particulièrement la β-galactoglobuline chez le nourrisson et la caséine ou les albumines chez le jeune enfant. D’autres laits animaux peuvent être concernés, brebis ou chèvre qui sont plus ou moins bien tolérés.

Les symptômes sont variés et apparaissent lors de l’introduction du lait, dès le 2ème  ou 3ème biberon de lait infantile. Ils peuvent être aiguës ou chroniques et se manifestent sur le plan digestif (vomissement, diarrhée, douleurs abdominales…) et/ou extra-digestif (urticaire, asthme, eczéma, bronchite…). Une allergie secondaire peut également apparaître plus tardivement après un épisode de gastroentérite.

Mal diagnostiquée ou mal prise en charge, l’allergie aux protéines de lait animal peut entraîner des complications chez l’enfant de types cutanées et ORL (otite, rhinite, pharyngite…).

En cas de sevrage et de diagnostic établi par un professionnel de la santé, les laits infantiles à base de protéines de lait animal ou les laits hypoallergéniques (qui contiennent des fragments protéiques d’origine laitière) doivent souvent être remplacés par des protéines végétales.Les hydrolysats partiels de protéines de riz dont le profil protéique est proche du lait maternel s’avèrent être une alternative idéale actuellement.

Lors des introductions alimentaires, une attention particulière devra être portée sur l’étiquetage des produits car de nombreux aliments peuvent contenir des protéines de lait

Les allergies croisées aux protéines de soja

L’allergie aux protéines de lait de vache marque une sensibilité générale aux protéines alimentaires et un risque d’allergie croisée avec d’autres protéines, en particuliers avec le soja, utilisé parfois lors des sevrages comme protéine infantile, mais également, plus tardivement, lors de l’introduction des céréales à gluten, des arachides ou des œufs.

Le choix d’isolat de protéines de soja ne sera alors pas toujours bien toléré chez des bébés sensibilisés ou de terrain allergique. L’AFSSA a également démontré en 2005 que les préparations infantiles à base de soja contiennent un excès d’hormones féminisantes: à 18 à 47 mg d’isoflavones par litre de produit reconstitué alors que la norme européenne est de 1 mg/ litre

L’intolérance au lactose

A part une forme congénitale rare, l’intolérance au lactose touche plus particulièrement le jeune enfant à partir de 2-3 ans. Elle concerne le sucre du lait, le lactose, qui se digère de plus en plus difficilement à partir de cet âge par déficience en lactase, une enzyme responsable de sa bonne digestion. Physiologiquement, cette activité enzymatique décroît avec l’âge et peut être à l’origine de divers troubles en cas de consommation discontinue.

Les symptômes sont chroniques et essentiellement digestifs. Comme pour les allergies aux protéines de lait, une allergie secondaire peut également apparaître après un épisode de gastroentérite.

En cas de sevrage et de diagnostic établi par un professionnel de la santé, des préparations infantiles sans lactose sont généralement conseillées. Lors des introductions alimentaires, une attention particulière sera portée, comme pour les protéines de lait, sur l’étiquetage des produits car nombreux aliments peuvent contenir du lactose.

Les laits animaux

Les préparations infantiles peuvent être formulées à partir de protéines de lait animal, comme le lait de vache, le lait de brebis ou le lait de chèvre. Ils portent la dénomination « laits infantiles » du fait de cette origine laitière.

Les préparations infantiles formulées à partir de sources végétales ne peuvent être dénommées « laits infantiles » du fait de l’origine d’une protéine non laitière. Leur dénomination réglementaire est « préparation infantile à base de … », hydrolysat de protéines de riz par exemple.

Au delà des problèmes d’allergies ou d’intolérances, ces laits sont destinés à des veaux, des chevreaux ou des agneaux. Ils sont nécessaires pour assurer leur croissance et répondent à leur physiologie. Ces laits provenant de mammifères contiennent des caractéristiques nutritionnelles, physicochimiques et hormonales spécifiques à l’espèce, dont il est important d’avoir conscience.

Selon les méthodes d’élevages ou les procédés de transformation, ces laits animaux peuvent subir également différents changements au niveau composition ou au niveau physico-chimique, et il est important de les prendre en compte, surtout sur des terrains sensibles comme les nourrissons.

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